Nous avions déjà indiqué par le passé que le mouvement dit "église émergente" est perçu comme dangeureux par bien des chrétiens. Pour trouver les mises en garde, voyez les sites comme "vigi-sectes" et "berean beacon".
Chacun appréciera. Il nous semble que la chasse à l'hérésie est difficile. Car le mouvement en question n'est pas homogène. Il n'y a ni leader reconnu, ni théologie standardisée, De plus, les amateurs de l'église émergente ne se reconnaissent pas dans les critiques qui leur sont adressées.
Comment s'en sortir?
Que veulent les adeptes de l'église émergente? Les réponses sont multiples.
Pour les uns il s'agit de créer de nouveaux groupes de chrétiens, capables de rejoindre leurs voisins avec l'Evangile.
Pour d'autres il s'agit de comprendre (et pas de créer) ces nouveaux groupes ainsi que les chrétiens qui les constituent. Les églises se vident (ou ne grandissent pas). Par contre, de plus en plus de chrétiens se rassemblent ailleurs qu'à l'église. Qui sont-ils? Et que peuvent-ils nous enseigner?
Les crispations sont certainement disproportionnées. Car les questions qui se posent dans le cadre de "l'église émergente" depuis environ cinq ans ont été abordées depuis longemps en missiologie. Car comment doit être l'église (dans ses formes, structures, sacrements, mobilier, lieux de rencontre, etc.) si elle veut être culturellement acceptable?
Finalement, l'église émergente cherche des réponses à cette question - pas pour le Nepal (comme en missiologie) - mais pour la Suisse. Il faut trouver des réponses. Osons.
La Réforme parle d'une église qui se réforme en permanence. Alors, entreprenons des réformes, une à la fois.